L’émotion du retour.
Après de longs mois hors du terrain, qu’est-ce que ça t’a fait de remettre le maillot et de retrouver le terrain?
Pour être franc, ça a été un très long tunnel. On ne vit pas très bien l’absence quand on a l’habitude d’être dans la salle tous les jours. Aujourd’hui, la sensation est surtout celle d’une reprise progressive, sans précipitation. Je ne me dis pas encore que je suis “totalement revenu”, parce que je ne suis pas à 100 % de mes capacités. Mais je sais que les prochains mois vont me permettre d’y arriver. C’est l’objectif : revenir fort et durablement.
Il y a eu un moment où tu t’es dit : “Ça y est, je suis de retour” ?
Pas encore complètement. Pour l’instant, chaque séance me rapproche de ce moment et j’ai hâte qu’il arrive.
La blessure et la rééducation
Peux-tu rappeler la nature de ta blessure et la durée de ton absence ?
J’ai été victime d’une rupture du ligament croisé accompagnée d’une lésion du ménisque externe. Résultat : un an d’arrêt complet, dont neuf mois de rééducation, avant de retrouver le terrain autour du dixième mois.
Le rôle d’entraîneur pendant l’arrêt
Malgré la blessure, tu es resté impliqué en entraînant les jeunes. Qu’est-ce qui t’a motivé ?
J’ai eu envie de transmettre ce qu’on m’a inculqué quand je suis arrivé ici : l’énergie du club, l’état d’esprit, la passion. Former les jeunes, c’était une manière de rester connecté au terrain et de rendre ce qu’on m’a donné.
Est-ce que cette expérience t’a changé en tant que joueur ?
Je ne dirais pas que ça m’a transformé dans mon jeu, parce que le handball reste très présent dans ma tête depuis des années. En revanche, ça m’a permis d’observer autrement, de prendre du recul, et surtout d’essayer de partager les émotions du terrain avec ceux qui feront l’avenir du club.
Le retour dans le collectif
Le groupe a évolué pendant ton absence. Comment s’est passée ta réintégration ?
Très bien. J’ai certes manqué une année charnière dans la construction du collectif, avec l’arrivée de nouveaux joueurs. Mais je connaissais déjà tout le monde, donc la connexion s’est faite naturellement. Et puis, retrouver Mathieu — avec qui j’ai joué longtemps au Cavigal puis avant en Guadeloupe — ça aide à reprendre ses marques.
Qu’est-ce que tu veux apporter à l’équipe aujourd’hui : leadership, rythme, stabilité ?
Un peu tout ça. Même si je ne suis pas encore à pleine puissance, je peux déjà contribuer : donner du souffle aux coéquipiers via les rotations, apporter mon expérience et ma capacité à tenir le jeu dans les moments importants.
Merci Dylan, nous sommes ravis de te revoir sur le terrain.


